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Cartographie des immissions

Pour les autorités, la cartographie des immissions des polluants de l’air est un instrument important pour la planification, le contrôle des résultats et l’information au public. Selon le polluant et l’échelle temporelle et spatiale, nous appliquons différents procédés pour la cartographie. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples.

Modélisation de la charge en PM10 et NO2

METEOTEST a développé un modèle de diffusion pour le PM10 en partenariat avec la firme INFRAS sur mandat de l’OFEV. L’application du modèle PolluMap s’insère dans le système d’information géographique ArcInfo®. Les sources de la répartition spatiale des émissions sont déterminées à partir de toutes les émissions en Suisse avec l’aide des informations sur l’utilisation du territoire et des données sur le dénombrement de la population. A l’aide de différentes fonctions de transfert régionales (pour la Suisse centrale, les vallées alpines et les régions restantes), on convertit les émissions en immissions-PM10. On détermine les particules secondaires à partir des immissions des précurseurs.

METEOTEST a modélisé les résultats pour le rapport OFEV Nr. 169 et les a présentés de manière cartographique. Les cartes des moyennes annuelles des années précédentes sont documentées sur le site de l’OFEV. Une utilisation semblable du modèle a été réalisée pour le dioxyde d’azote. L’Office de l’environnement de Soleure a rassemblé les résultats et les a commentés. PDF

Exposition à l’ozone pour la forêt pendant la période 2004-2006

Exposition à l’ozone pour la forêt pendant la période 2004-2006

Interpolation des mesures d’ozone

Avec l’aide de procédés d’interpolation, METEOTEST établit des représentations spatiales des paramètres concernés ainsi que d’autres indices pour l’application de l’Ordonnance sur la qualité de l’air. Les données ponctuelles des instances cantonales de surveillance de l’air et du réseau national de mesure NABEL servent de base de calcul.

On représente ainsi par exemple la charge d’ozone de la forêt en Suisse sur des cartes: on a utilisé l’indice AOT40f (valeur de la dose d’ozone, avril -septembre) comme mesure des charges des forêts suisses. AOT40f est la somme des concentrations d’ozone dépassant le seuil de concentration de 40 ppb, qui est déterminée durant la période de végétation des forêts entre le premier avril et le 30 septembre.

es cartes de la charge de l’air sont construites avec ArcGIS® sur la base de relations statistiques entre la valeur de la dose AOT40f et les informations globales à disposition et peuvent êtres consultées sur le site internet de l’OFEV.

Déposition d'azote 2000

Déposition d'azote 2000

Modélisation de la charge d’azote

Les dépôts de l’azote provenant de l’atmosphère peuvent produire des effets malvenus de fertilisation et d’acidification sur les écosystèmes naturels dépourvus de fertilisants comme les forêts, les hauts et plats marais, les prairies sèches et les pâturages. Ceux-ci sont pris en considération dans le cadre de la convention UNECE sur la pollution l’air transnationale (LRTAP) à travers le concept des «Critical Loads».

Pour la déposition, on prend en considération les N-composants chimiques: l’ammoniaque, l’ammonium, le dioxyde d’azote, le nitrate et l’acide nitrique. Les flux de matière calculés pour un cadre de 1x1 km s’élèvent pour toute la Suisse à environ 68'500 tonnes d’azote par année (2006), ce qui implique un dépôt d’azote de 17 kg par année et par hectare. Une utilisation possible de la carte de dépôt-N est le calcul des dépassements du Critical Loads.

En 1996, METEOTEST rédige le rapport OFEN «Critical Loads of Nitrogen and their Exceedances» (Environmental Series No. 275) dans lequel on a documenté l’état antérieur de la cartographie du Critical Loads (CLN), des dépôts d’azote et du dépassement du CLN en Suisse. Depuis, de nombreuses améliorations et extensions ont été effectuées au niveau de la cartographie du «Critical Loads» et des enregistrements N (CCE status Report 2008; Les polluants atmosphériques d'azotés en Suisse).

Actuellement, il existe un projet sur la mise à jour des cartes de charge. Un rapport actualisé sera présenté en 2010.

Moyenne annuelle des immissions d’ammoniaque en 2000

Moyenne annuelle des immissions d’ammoniaque en 2000

Modélisation des immissions de l’ammoniaque

METEOTEST utilise dans différents projets un modèle de diffusion de l’ammoniaque. Son utilisation s’effectue avec le système d’information géographique ArcInfo®.

Selon le mandat de l’OFEV, la répartition spatiale des différentes sources provenant des émissions de toute la Suisse a été déterminée avec l’aide de statistiques spatiales et des résultats comptables des entreprises agricoles. A l’aide de fonctions de transfert, les émissions d’ammoniaques sont converties en immissions d’ammoniaques.

Suite aux plus récents calculs par le modèle de simulation Agrammon, les émissions d’ammoniaque sous forme gazeuse NH3-azote se montent à environ 51'300 tonnes en 2007. Elles ont pour origine  les activités agricoles pour 95%, telles que l’entretien des animaux économiquement utiles et le stockage de lisier et de fumier. Il existe des valeurs critiques pour la végétation naturelle (3  µg/m3) et le lichen (1 µg/m3). Environ la moitié des gaz NH3 émis sont déposés dans un rayon de quelques kilomètres. L’autre moitié se transforme en liaisons ammonium (NH4+) plus stables et est transportée dans l’atmosphère à des distances de centaines de kilomètres.